Nuit 1.o

Nuit 1.o
Ce soir, j'ai envie d'écrire pour toi. A nouveau. Parce que, finallement, rien ne s'est brisé, comme je le croyais. Tout s'est simplement arrêté, l'histoire est mise en suspens, dans une bulle, protegée de cette anarchie sentimentale qui règne encore entre nous.

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On va rejouer la vie à l'envers, je fumerai la pipe et porterai des costards à la George Sand, et toi tu mettras des robes. Roses, violettes, bleues, jaunes, vertes, rouges, oranges, toutes celles que tu voudras.
Je nous vois, dans un jardin, au bord d'un étang. Les arbres projettent leurs ombres bienveillantes sur ton visage souriant, tandis que nous courrons dans les herbes hautes.

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Paysage urbain, une femme court dans les rues sombres et nues de la banlieue, le soir. Elle a de longs cheveux noirs et ondus, qui valsent dans sa nuque au rythme de sa course. On dirait qu'elle est poursuivie. Nous, nous la regardons du haut d'un immeuble, assis sur le toit. Distants, nous constatons. Et c'est tout.

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Vie, les rues sont plus accueillantes le jour, plus belles la nuit. Que choisir alors, la beauté ou la sécurité.
M
alheureusement, c'est souvent ce second choix qui nous appelle. La beauté n'est pas une curité, c'est un déséquilibre, un instant. Il faut savoir mourir pour l'entrevoir, et respirer pour la laisser repartir. La beauté est un papillon doré qui nous glisse entre les doigts, une eau divine qui sert de liqueur aux annéantis.
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# Posté le lundi 29 juin 2009 17:28

9th

9th
Vide, vide, un grelot tourne s'efface les cordes saignent pour les yeux opulents qui les entendent un instant de calme et les percussions qui ne doivent pas se louper un sorte d'ode à l'eternel les aigus montent dans les graves c'est Dieu qui parle et qui s'excuse un nouveau silence toujours la même chose l'inachevé la violence qui revient c'est du rock'n'roll mon frère Rock'n'Rolla violent grandiose absence de tous les jours devient concentration suprème des mots de Sinope à travers le temps à travers les âges à travers les livres qui ne savent plus quoi faire la mélodie entrainante reprend toujours dans les aigus une percussion à nouveau qui fait mal de se déplacer ce rythme n'a rien à dire mais insuffle unepoésie nouvelle dans le romantisme oh la violence est là mortel comme c'est bon les voyageurs et leurs psaumes montent leur tente dans les églises et se heurtent aux secrets légendires des Illuminatis à la grande puissance de Beethoven et à ses doubles croches qui s'accrochent aux noires et blanches déclanchant un tonnerre d'applaudissement pour percussions habiles et soignée Eluard emmène Gala dans un jardin de fleurs blanches et noires mais celle-ci n'écoute qu'à moitié omnubilée par cette agile symphonie qui prend et essort les moines leurs cervelles en éveil ne veulent plus partir répétition de Titien et du tien mon frère Rock'n'roll incestueux devant tous mais devant Dieu il y a cette musique petite musique de nuit ou pour le matin qui te tient au ciel comme l'azur de Mallarmé nous inspire de tendres caresses et bien plus encore bientôt l'hystérie de la foule au son de cet hululement funeste la marche turque ou encore funèbre valse des fleurs et de cette suite pour jazz tous tentent d'égaler Dieu mais personne personne pour monter ce piédestal de granit et diamant la symphonie continue toujours toutoutoujoujoujoursss et en attendant Godot nous verrons les étoiles...
En .. Attendant ..


Godot...

Nous ... Verrons.. Les ...Etoiles.
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# Posté le samedi 23 mai 2009 10:08
Modifié le samedi 23 mai 2009 18:44

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# Posté le mardi 14 avril 2009 12:38

Oh, too bad.

Oh, too bad.

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11

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Et vous-même?

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# Posté le mercredi 08 avril 2009 14:47

Mais l'an colle, I.

Mais l'an colle, I.
2009
Mars
13
Vendredi
Soir
21h10

Elle ne sait pas quoi vous dire, et ça fait tellement de temps que ça dure. Mathilde C. tremble en entendant les mots de Nico, mais reste vide. Perdre son angoisse, c'est perdre sa vie. Bientôt, cette "vie devant la vie" ne sera plus, et le souvenir de tes mots s'en ira mourir dans le ciel. Mon enfant, mon esprit adoré, comme tu vas lui manquer, éternelle blessure secrète. Regarde, dans 20 ans, que serons-nous ? Des gens raisonnables, avec des factures, des discutions rationelles et des siècles de désir dans les mains. Que ferons-nous de tout cela, le sais-tu ? L'orthographe s'envole en même temps que la douleur, et c'est une vie jamais vécue qui trouve son reflet dans les reverbères.

Une barque part, sur le lac de Versailles. Effleurant langoureusement les vagues rebelles et les semblants d'écume. Si tu veux venir, sache qu'elle n'attend que toi pour pouvoir enfin vivre, et écrire.

Il n'y a plus de vie, ils sont tous morts à Verdun, et leurs mots se perdent sur les pilônes du port, la médiocrité est leur plus fidèle conseillère. Puis-je ? J'en ai marre,mais je n'ai pas le droit de me plaindre, je n'existe pas, je t'aime, je n'écris plus rien. Merci.

Clic
Clac.
# Posté le dimanche 01 mars 2009 15:44
Modifié le vendredi 13 mars 2009 16:31